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Les insectes et le cheval

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Les insectes et le cheval

2016-06-16 | Infos vétérinaires, pathologies, traitements

Les beaux jours reviennent, et avec eux la myriade d’insectes qui importunent le cheval et son cavalier, au travail comme au repos. Cet article vous aidera à cerner ces petites bêtes si agaçantes pour nos animaux!

Quels insectes ?

Nombreux sont les insectes à tirer profit des équidés, mais tous ne les harcèlent pas dans le même but. On peut les catégoriser comme suit :

- Les insectes piqueurs, qui consomment du sang et dont la piqure ou morsure est plus ou moins douloureuse. On retrouve dans cette catégorie les moustiques, taons, mouches plates, moucherons, culicoïdes et plus rarement les guêpes, frelons et abeilles.
- Les insectes se nourrissant des sécrétions des chevaux (squames de peau, larmes, sueur, sang issu des piqures d’autres insectes, crottin…). Ils ne piquent pas mais sont irritants par leurs déplacements sur la peau très sensible du cheval, et peuvent transporter des germes responsables d’infections. Les plus caractéristiques sont les mouches, dont plusieurs variétés sont friandes des sécrétions du cheval.

Quelles conséquences ?

La conséquence la plus visible est l’agacement du cheval face à ces indésirables. Il a été constaté qu’en présence d’insectes, un équidé passe moins de temps à se nourrir et à se reposer, puisqu’il dépense une partie de son énergie à lutter (mouvements de tête, de membres, déplacements…). Au travail, le cheval manquera de concentration. De toutes ces réactions découleront stress et fatigue, préjudiciables à la bonne santé de nos animaux.

D’un point de vue physique, les réactions diffèrent selon les espèces d’insectes, et peuvent être plus ou moins marquées selon la sensibilité du cheval. D’une manière générale, les piqures les plus douloureuses sont celles des taons (seules les femelles s’en prennent aux chevaux, mais elles résistent aux réactions vives de l'animal et leur piqure provoque un petit écoulement de sang qui va ensuite attirer d’autres insectes) et des mouches plates (installées dans les endroits les plus sensibles tels que le fourreau, l’anus ou l’intérieur des cuisses, la douleur est d'autant plus intense). Les réactions à cette douleur peuvent être extrêmement vives et soudaines.

Ces piqures peuvent être vectrices de bactéries, de maladies ou d’infections, c’est pourquoi un cheval abattu, particulièrement fatigué ou qui perd de l’état pourrait être victime d’un insecte et doit, bien sûr, alarmer son propriétaire.

Elles sont également responsables de boutons, plaques et parfois dermites, soit parce que la piqure en elle-même a provoqué une réaction (la « salive » de l’insecte est souvent irritante voir allergène), soit parce que ce bouton démange le cheval qui va se gratter en aggravant le problème.

Les culicoïdes, petits moucherons, injectent quant à eux une toxine à laquelle les chevaux réagissent plus ou moins, responsable de la dermite estivale récidivante équine (DERE). Les chevaux touchés (10% de la population environ) se grattent parfois jusqu’au sang, la peau s’épaissit principalement à la base des crins (crinière et queue), et on observe également des croûtes à l’intérieur des oreilles. Cette pathologie est sérieuse et doit être traitée avec beaucoup de soin.

Les mouches qui se nourrissent de sécrétions ont tendance à se déplacer d’un cheval à l’autre, en passant par un crottin ou une bouse de vache et peuvent de ce fait transporter des germes responsables d’infections (notamment de plaies) ou de conjonctivites.

Elles pondent également leurs œufs qui sont accrochés sur les poils du cheval. Si celui-ci en ingère en se grattant ou en se léchant, il peut se retrouver infesté de larves au niveau du canal lacrymal, de la bouche et parfois jusqu’à l’estomac.

 

Vous l’aurez compris, le cheval est donc un met de choix pour les insectes : Tout son être – larmes, sang, poils, crottins… - est une aubaine pour différentes variétés de petites bêtes qui vont provoquer des dommages plus ou moins graves allant du petit bouton à l’infection par un virus, mais nécessitent qu’on adapte l’environnement du cheval domestique. Les solutions permettant d'aider le cheval dans sa lutte sont présentées dans cet article.