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Saddle fitting: troubles musculaires et ostéo

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Saddle fitting: troubles musculaires et ostéo

2016-05-22 | Prévention, matériel, conseils

Les blessures et les pathologies liées au harnachement

3/ Les troubles musculaires et ostéopathiques

Dans les articles précédents, nous avons évoqué les atteintes externes et évidentes causées par le harnachement, celles que tout le monde est capable de voir et de diagnostiquer aisément. Mais le harnachement peut causer des problèmes autrement plus sournois car invisibles au premier coup d’œil, donc susceptibles de s'installer à long terme.

La selle a un fort impact sur la physiologie du cheval : sa peau, ses muscles, son squelette, ses tendons et ligaments ; elle a donc un fort impact sur sa locomotion, et sur les performances qu'il est capable de donner sous la selle.

C'est comparable à la façon dont une paire de chaussures de ski pas adaptée peut pourrir les vacances de février à La Plagne : pas d'ampoules, mais des crampes terribles qui remontent jusque dans le dos. Ou à un mauvais fauteuil de bureau, aussi : on ne s'en rend pas compte parce qu'on s'assoit dessus tous les jours et on n'y est pas mal en soi, mais on ne survit à notre lombalgie que grâce à des anti-douleurs quotidien, du yoga hebdomadaire et une visite mensuelle chez l'ostéopathe. Et le jour où on change de fauteuil de bureau : ciao lombalgie !

Il faut bien noter qu'au sujet de la selle, ces analogies sont valables tant pour le cheval que pour le cavalier, que la selle a un très fort impact postural pour les deux individus en présence. Mais concentrons-nous sur le cheval pour le moment.

Au niveau musculaire, les atteintes de selle les plus fréquentes sont de deux natures :

- l'amyotrophie, ou la fonte des muscles

- la contracture, soit un durcissement des fibres musculaires

L'atrophie est générée par la surpression. La circulation sanguine est affectées, les tissus dévascularisés et le muscle, privé de ses apports en nutriments et en oxygène, se rétracte et « fond ».

L'atrophie est causée par une mauvaise répartition des pressions (selle mal positionnée, arçon mal réglé, matelassures inégales, trop dures ou pas assez rembourrées) ou par une pression générale trop forte (un poids trop lourd).

Des muscles insuffisamment entraînés et sollicités ne supportent des pressions importantes comme le poids d'un cavalier pendant de longues périodes. Plus la fibre est dense et élastique, plus elle est résistante.

Attention cependant à ne pas confondre un muscle tonique et un muscle contracté. Beaucoup de chevaux souffrent en effet d'une sur-sollicitation des muscles dorsaux : les muscles sont rigides. Ce dos ultra-tendu semble donner l'impression d'un dos fort au néophyte ; mais en réalité, les muscles sont douloureux car en spasme permanent, et leur souplesse inexistante. Si le cheval continue à travailler dans la douleur, outre les signes comportementaux (rétivité) et les faibles performances, il risque de se blesser : hello mésothérapie, welcome les infiltrations ! La selle cause des contractures dorsales lorsqu'elle est mal positionnée, que la gouttière est trop serrée, ou qu'elle stimule des points de réflexes nerveux (ligaments paro-spinaux, région lombaire).

La dysfonction musculaire peut être la cause de blocages ostéopathiques, les muscles étant liés au squelette par les tendons (donc cause de tendinites également). Mais les problèmes musculaires peuvent également être liés à une dysfonction articulaire : les muscles entrent en état de spasme pour protéger une articulation qui souffre et limiter son mouvement.

La selle n'est pas supposée, en soi, entrer en contact direct avec le squelette. Elle doit reposer sur les muscles dorsaux, en dégageant l'omoplate et le processus épineux. Il est donc important de bien positionner sa selle derrière l'épaule, et d'opter pour une selle dont la gouttière est d'une largeur optimale : les selles dont la gouttière est trop étroite pincent le processus épineux entre leurs deux matelassures, les selles dont la gouttière est trop large s'écrasent directement sur le sommet des apophyses vertébrales.

Mais même lorsque ces deux paramètres sont respectés, la selle peut nuire à la succession d'articulations que constitue la colonne vertébrale. Dans les lésions vertébrales couramment liées à la selle, on retrouve :

- le garrot (selle trop en avant, trop étroite, trop large, équilibre du cavalier instable)

- les lombaires (selle trop longue, trop petite pour le cavalier, mal équilibrée)

- les dorsales 13 à 15 (selle qui bascule)

- les côtes et le sternum (sangle trop serrée, mal positionnée)

Cependant, si ces blocages somme toute courants sont directement liés à la selle, il faut savoir que grâce au merveilleux (lol) système des compensations, le cheval est capable de se retrouver coincé d'ailleurs sans que ça ait l'air d'être directement lié à la selle. Et c'est ainsi que certains chevaux se retrouvent boiteux d'un antérieur, souffrent de sciatiques chroniques, ou encore d'une déviation des vertèbres caudales (en gros, ils portent la queue de travers...)

Bon, bien évidemment, la selle est susceptible de poser ces problèmes-là ; mais ce n'est pas parce que ce type de blocages apparait qu'elle en est nécessairement la cause... Un garrot peut être coincé à cause d'une mauvaise ferrure des antérieurs, une 13e dorsale en dysfonction à cause d'ulcères à l'estomac !

Au cavalier de faire la part des choses et de s'entourer d'une équipe de professionnels qui travaillent en symbiose les uns avec les autres.

 

Article rédigé par Eugénie Cottereau - http://www.saddlefitting.fr