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Les dents de loup

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Les dents de loup

2016-06-23 | Infos vétérinaires, pathologies, traitements

Les soins dentaires doivent être envisagés tous les ans, et la présence du dentiste équin va notamment permettre d’identifier l’éventuelle présence de dents de loup dans la bouche de votre cheval. Assez répandues, ces dents indésirables nécessitent la plupart du temps une extraction par le dentiste ou le vétérinaire. Voici ce qu’il faut savoir sur ces vestiges de la préhistoire !

Histoire

Afin d’expliquer la présence de ces dents, revenons donc à la préhistoire, alors que le cheval était un Eohippus, animal d’une vingtaine de centimètres de haut, qui s’apparentait plus à un canidé qu’à un équidé. A cette époque, notre Eohippus possédait quelques dents supplémentaires, que l’évolution éradique progressivement. On les appelle dents de loup, ou lorsqu’elles sont situées sur la mâchoire inférieure, dents de cochon.

Identification

Il ne faut pas confondre les dents de loup avec les crochets : Ces derniers sont des dents que l’on trouve normalement chez tous les chevaux mâles ou hongres, et exceptionnellement chez les juments (qu’on dit alors bréhaignes). Toutes sont situées sur les barres (partie sans dents entre les incisives et les molaires), mais les crochets ont leur place à l’avant (côté incisives), tandis que les dents de loup, que l’on retrouve indifféremment chez les mâles et les femelles, sont généralement accolées aux prémolaires. C’est d’ailleurs tout le problème, puisqu’elles sont généralement situées exactement à l’endroit où repose le mors.

On identifie deux types de dents de loup :

- La dent de loup commune, une dent supplémentaire visible dans la bouche du cheval au niveau des barres

- La dent de loup incluse, moins fréquente mais tout aussi gênante, qui est restée dans la gencive sans la percer

Un cheval peut avoir une ou deux dents de loup, jamais plus. Les chiffres font état d’un cheval sur cinq possédant ces dents, chiffre qui semble plus élevé sur le terrain puisqu’un dentiste traitera plutôt un cheval sur trois pour ce type de problème. Les races dites rustiques semblent plus touchées que les chevaux de sang.

Elles apparaissent généralement dans les trois premières années de vie du cheval, et peuvent être détectées simplement, soit visuellement, soit par palpation.

Conséquences

Le problème de la dent de loup est son emplacement, qui coïncide exactement avec celui du mors et provoque des douleurs lorsque le cheval est au travail. Une grande crispation de la bouche, des réactions disproportionnées à la main, un mors (caoutchouc, résine) très abîmé, des difficultés dans la mise sur la main, sont autant de signes pouvant indiquer la présence d’une dent de loup.

L’appel au dentiste ou au vétérinaire devient indispensable afin de prévoir l’extraction qui soulagera le cheval, ce qui évitera des problèmes plus lourds par la suite : Un cheval crispé compensera ses douleurs et peut finir par être victime d’une série de pathologie dont la boiterie de dent de loup, à force d’enchainer les compensations.

Comme indiqué plus haut, les dents de loup apparaissent au début de la vie du cheval, il est donc absolument primordial de montrer son poulain à un dentiste avant le débourrage. Si l’animal retient de son apprentissage qu’il est douloureux d’avoir un mors dans la bouche, tout le travail de mise en route sera inutile et même néfaste. La première intervention en dentisterie est souvent la plus lourde, mais elle est aussi la plus importante !

Pour autant, la dent de loup ne gêne en rien la mastication, aussi il ne sera pas nécessaire de faire subir cette intervention à des chevaux voués à ne pas travailler (retraités, poulinières…).

Traitement

Aucun traitement préventif n’existe. Si votre cheval a une dent de loup et qu’il est amené à avoir un mors dans la bouche, l’extraction est nécessaire. Cette intervention est effectuée par un dentiste ou un vétérinaire, dans votre écurie.

Le praticien va alors maintenir la bouche du cheval ouverte, débrider la gencive autour de la dent (cela consiste à écarter la muqueuse de la dent) et l’extraire avec une pince adéquate. La dent de loup et sa racine peuvent avoir une taille très variable, pas forcément proportionnelles entre elles. Dans le cas où la racine serait particulièrement grosse, des manipulations peuvent être nécessaires pour la déloger.

Une fois la dent retirée, le cheval devra être mis au repos et n’avoir aucun mors dans la bouche pendant au moins une semaine afin de pouvoir cicatriser correctement.

En conclusion, la dent de loup n’est pas rare et ne gêne en rien un cheval au repos. En revanche, l’extraction devient obligatoire lorsque le cheval travaille avec un mors dans la bouche. La meilleure prévention reste de faire intervenir son dentiste régulièrement afin qu’il puisse, lors de l’entretien courant ou si vous avez un doute, identifier l’apparition de cette dent devenue indésirable.

 

Article de Morgane Boulaire

http://www.dentisteequin.free.fr/

soins.equins@icloud.com