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Le B.A. BA de l'éleveur

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Le B.A. BA de l'éleveur

2016-08-19 | Prévention, matériel, conseils

Comme de nombreux propriétaires, vous envisagez de faire pouliner votre jument. Le plus souvent parce que vous y êtes sentimentalement attaché, et que vous rêvez de la voir gambader dans un pré accompagnée de celui qui sera peut-être la relève de sa mère ! Si vous n’êtes pas un éleveur chevronné, voici quelques conseils à suivre pour faire de cette aventure une réussite.

La poulinière

Cet article s’adressant au néophyte en matière de reproduction, il est assez probable que le choix de la poulinière soit retreint. Assurez-vous cependant que votre jument soit en âge de reproduire, si elle est primipare (c’est-à-dire qu’il s’agit de son premier poulain) le mieux est avant ses 10 ans, et quoiqu’il en soit on essayera d’éviter une première gestation après 15 ans. Plus la jument prend d’âge, plus le suivi vétérinaire et l’entretien doivent être poussés.

Une fois la décision prise de consacrer la saison à venir à la reproduction, le mieux est de réduire progressivement et si possible d’arrêter l’activité sportive de la jument, afin de la mettre dans des conditions propices à la fécondation, moralement comme physiquement. En général, en la laissant reprendre un mode de vie plus naturel, les chaleurs sont meilleures. En arrêtant brusquement son activité au moment de l’insémination, les chances d’obtenir rapidement un résultat positif s’amenuisent.

L’étalon

Le catalogue d’étalons disponibles est immense. Dans votre choix, plutôt que de vous tourner vers le cheval ayant les meilleures performances, vous devrez lister les points faibles de votre jument afin d’essayer d’en contrebalancer quelques-uns grâce à l’étalon.

S’il s’agit de la première expérience de votre jument, il est conseillé de choisir un étalon qui ne produit pas de trop gros poulains.

La saillie, l’insémination

Deux choix se présentent à vous afin que votre jument soit inséminée : L’insémination artificielle, ou la monte naturelle. Votre choix dépendra de ce qui a le plus de chances de fonctionner avec la jument, ainsi que des possibilités offertes par l’étalon choisi.

Dans le premier cas, vous aurez l’avantage de disposer d’un choix d’étalon bien plus large, puisque celui-ci n’aura pas à être présent au moment des chaleurs. En effet la semence peut voyager pendant environ 24h en réfrigéré, et encore plus en congelé (sous forme de paillettes). Elle sera ensuite insérée par l’inséminateur dans le centre le plus proche de la jument. Il est également possible d’utiliser cette méthode lorsque l’étalon est au même endroit que la jument, en récoltant le sperme frais puis en inséminant la jument dans la foulée. Généralement, le nombre de spermatozoïdes est plus élevé dans la semence fraîche que congelée, entrainant un taux de réussite plus élevé.

Dans le cas d’une monte naturelle, votre jument sera, comme son nom l’indique, inséminée naturellement par l’étalon, avec l’aide de l’étalonnier si nécessaire. Plus contraignante car l’étalon doit être stationné à proximité du lieu de vie de la jument, cette méthode est néanmoins celle qui donne les meilleurs résultats.

Une fois votre décision prise, vous devrez repérer les chaleurs de votre jument, afin de l’emmener au moment propice au centre d’insémination ou au haras.

Le suivi de gestation

Rien n’est obligatoire, il est cependant recommandé de pratiquer une échographie 15 jours après la dernière insémination ou le dernier saut de l’étalon. Cela permettra de constater si la jument est pleine ou non, et également de vérifier la présence éventuelle de jumeaux. Une gestation gémellaire présente de nombreux risques pour les poulains comme pour la jument, c’est pourquoi le vétérinaire interviendra pour ne garder qu’un seul embryon quand cela arrive.

15 jours plus tard, une seconde échographie permettra de vérifier que la jument n’a pas coulé (l’équivalent d’une fausse couche chez l’humain) et que l’embryon semble viable.

Enfin, encore 15 jours plus tard (soit un mois et demi après), une 3ème échographie est possible afin de vérifier la bonne continuation de la gestation.

Par la suite, le plus important, particulièrement à partir du 8ème mois, sera d’adapter les apports de la jument notamment grâce à une augmentation des minéraux.

Le poulinage

Arrivée à la date du terme, votre jument a les mamelles qui gonflent, son ventre descend. Lorsque de la cire apparait au bout des mamelles, vous pouvez vous attendre à l’arrivée du poulain dans les 24 à 48h. Vous pouvez également utiliser la technique des bandelettes de PH, sur lesquelles vous appliquerez quelques gouttes de lait. Plus le PH est faible, plus la naissance est proche. Une caméra et/ou une ceinture spéciale permettant de prévenir d’une mise bas imminente sont des aides précieuses dans les derniers moments.

Il est conseillé, surtout pour un premier poulinage, de rentrer la jument dans un box adapté (spacieux et bien paillé) afin de pouvoir la surveiller. En dehors des éventuelles complications pour la jument, il est peut arriver que le poulain accuse le coup et soit fatigué, hébété ou amorphe, et qu’il soit nécessaire de l’aider à se battre pour entrer dans la vie. Si c’est également votre première expérience, faites vous aider !

Votre présence dans les premières heures de vie du poulain est importante pour la suite : En entendant votre voix, en s’habituant à votre présence et à votre contact, le poulain devrait vous considérer comme faisant partie de son entourage, ce qui facilitera les manipulations par la suite.

 

En conclusion, faire naitre un poulain de sa jument est une expérience extraordinaire, mais qui comporte des risques : Il vous appartient de prendre contact avec votre vétérinaire au moindre doute, afin que l’expérience reste un souvenir inoubliable et positif pour chacun.

 

Article rédigé avec l'aide de Sandrine Texier, Ecurie du Plantis (Facebook).
Photo: Dryade de la Poterie