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Bien choisir son matériel: Les protections

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Bien choisir son matériel: Les protections

2016-05-03 | Prévention, matériel, conseils

Protéger un cheval n’est pas une obligation. Dans la nature, les chevaux sont parfaitement capables d’éviter l’entrechoquement de leurs membres et donc certaines blessures. Cependant sauter une douzaine d’obstacles d’affilée, travailler à vive allure pendant 1h dans du sable, ou encore se retrouver en liberté après 20h d’enfermement dans un box sont des situations très éloignées de ce que peut rencontrer un cheval sauvage !

Le choix est immense à l’heure actuelle. Cet article a pour but de permettre à chacun de s’y retrouver, et d’adapter son matériel à ses besoins.

Les guêtres

Ces coquilles de protection sont pratiques à poser grâce à une fermeture simplifiée par des velcros ou des boucles. Leur rigidité permet une protection optimale des coups. Il existe une grande variété de matériaux, des plus simples (néoprène, plastique, cuir) aux plus innovants (carbone, gel), qui expliquent la diversité des prix proposés.

1/ Guêtres ouvertes

Ces guêtres ne protègent que la partie arrière du tendon et les côtés, mais pas l’avant du membre.

Elles sont majoritairement utilisées en saut d’obstacle, afin que le cheval puisse prendre conscience de la barre qu’il touche et se corriger lors des sauts suivants. Elles sont très recommandées à l’obstacle pour éviter qu’à la réception, le cheval s’abime les tendons antérieurs à cause d’un coup porté avec la pointe du sabot postérieur.

2/ Guêtres fermées

L’avantage de ces guêtres est une protection complète de l’intégralité de la circonférence du membre. Elles évitent toute blessure due à un choc. Certains modèles fins et élastiques permettent un léger soutien du tendon, englobant ou non le boulet.

3/ Guêtres de cross

Il s’agit de guêtres fermées dont la rigidité est accrue sur les zones à risque (tendon, canon). En effet, contrairement à l’obstacle mobile qui pourra tomber s’il est touché par le cheval, un tronc ou tout autre obstacle fixe peut occasionner de sérieuses blessures si l’abord est hasardeux. En cross, il est donc indispensable de bien protéger sa monture, car une erreur dans un saut aura des conséquences bien plus sérieuses.

Les bandes

Leur pose nécessite un peu d’entrainement, mais les bandes présentent de nombreux avantages.

Généralement lavables en machine, de couleurs variées et proposant un soutien important du membre, elles sont beaucoup utilisées en dressage.

1/ Bandes de polo

Les bandes de polo sont faites de polaire. Leur élasticité moindre rend la pose peu risquée, et le soutien tendineux présent mais limité permet une utilisation sur tous les chevaux.

En dressage, on voit de plus en plus utilisées des bandes de polo agrémentées de cotons (habituellement destinés aux bandes de repos). Le but est de renforcer la protection aux chocs, et également une absorption optimale de la sueur.

2/ Les bandes de travail

La matière extrêmement élastique de ces bandes les rend très délicates à poser. En effet, du fait de cette élasticité, le soutien du membre est très important et une tension irrégulière ou un pli mal placé risqueraient d’avoir des conséquences importantes sur le tendon, pouvant entrainer une boiterie dans le pire des cas. En revanche, bien posées, ces bandes sont un réel soulagement pour les chevaux fragiles ou qui travaillent de manière soutenue des exercices qui sollicitent beaucoup les membres.

3/ Les bandes mixtes

Ces bandes sont en fait un assemblage de bande de polo et de bande de travail. Lors de la pose, toute la partie en contact avec le membre est constituée de polaire, puis lors du 2 ème passage (en remontant), la bande devient élastique comme une bande de travail. Ainsi, le soutien est assez présent grâce à la partie élastique, tout en n’impactant pas complètement le membre grâce à la partie polaire qui est la seule au contact du canon.

Les autres protections

1/ Les cloches

En caoutchouc, en néoprène, à scratch, à enfiler… Il en existe une multitude de modèles et de couleurs. Leur fonction principale est la protection du sabot et des glomes. Elles permettent également de couvrir un fer antérieur qui pourrait être arraché par un postérieur un peu trop actif.

D’une manière générale, il est conseillé d’utiliser des cloches complètement fermées en caoutchouc si vous pratiquez une discipline impliquant des passages dans l’eau. Elles sont un peu plus compliquées à enfiler, mais ne risquent pas d’être perdues en cours de route ! Pour les paturons sensibles, vous pouvez optez pour un modèle bordé de mouton naturel.

2/ Les protèges glomes

Le principe est le même qu’avec des cloches, mais la partie protégée est moindre et concentrée sur l’arrière du pied. Ces protections sont utiles aux chevaux ayant une grande action de postérieurs, et qui risqueraient de se donner des coups dans cette partie assez sensible.

3/ Les protège paturons

Il s’agit de sortes de bracelets en néoprène ou en caoutchouc, qui permettent de protéger la zone entre les cloches et les guêtres ou les bandes. Il n’est pas très fréquent d’y trouver des blessures, mais si cela arrive, cet accessoire peut être très utile.

4/ Les autres

Protège jarrets, genoux… En fin de compte, le marché actuel permet de protéger n’importe quelle partie de son cheval ! Il est évident que ce genre de matériel n’a d’utilité que dans des cas très particulier, il a cependant le mérite d’exister !

 

Le marché des protections est donc très large, d’une part en raison de la variété des modèles qui s’adaptent aux besoins des cavaliers, d’autre part parce que chaque marque (et elles sont nombreuses !) propose son style, ses couleurs, ses matières, ses assortiments avec un tapis ou un bonnet. Dans cet océan de choix, à vous de définir si votre cheval a besoin d’être protégé (cheval jeune et/ou maladroit, pratique d’une discipline qui sollicite fortement les membres, explosions de joie ou fragilité particulière) et si oui, quelles protections seront les plus adaptées à votre pratique.