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Portraits

Ambassadeurs 2022: Lola

Edité par Charlotte, le 15/03/2022

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Ambassadeurs 2022: Lola

Dresseuse dans l’air du temps, Lola a tout pour donner envie de suivre ses aventures : De jolis chevaux, des objectifs intéressants et un cadre plein de soleil !

dressage cheval

Lola, peux-tu te présenter brièvement ?

J’ai 27 ans et j’habite à côté d’Orange, dans le Vaucluse. Je travaille dans le domaine des énergies renouvelables, chez Q Energy France, et je pratique le dressage en compétition.

Peux-tu nous rappeler ton parcours équestre ?

Je ne pourrais pas dire quand j’ai commencé à monter à cheval : Issue d’une famille de cavaliers, j’ai dû être à cheval avant même de savoir marcher ! Ma maman a toujours pratiqué le dressage, et mon papa s’est mis à l’équitation lorsqu’il l’a rencontrée. Leur vie, puis la mienne, a toujours été organisée en fonction des chevaux que nous avions à la maison. J’ai commencé les cours en club à 5 ans et très rapidement j’ai demandé à avoir mon propre poney. J’ai eu gain de cause à 8 ans et Jim m’a rejointe. Mes parents ont choisi cette grande ponette D pour que nous puissions la garder lorsque je grandirais, mais j’étais vraiment toute petite et avec son caractère elle m’en a fait voir de toutes les couleurs. Parce que Jim avait une sensibilité dans le dos qui compliquait beaucoup l’obstacle, parce que ma mère faisait du dressage et parce que j’étais encadrée par Brigitte Guigard, juge de dressage, je me suis orientée naturellement vers cette discipline. J’ai été jusqu’en club élite, le maximum possible avec ma ponette qui était ONC, et nous avons fait 2 fois Lamotte en 2008 et 2010.

En 2010, j’ai récupéré Kenoch, le cheval de ma tante. Il avait de supers origines mais suite à un souci de papiers, il était enregistré comme ONC. Comme j’étais bloquée en club, et après plusieurs saisons en dressage club élite, j’ai fini par sortir un peu en complet pour changer. Kenoch me mettait en confiance, et nous sommes même allés à Lamotte en club 2 CCE en 2012. Malheureusement il a dû être mis en pré-retraite assez tôt, en raison d’une maladie du pied qui ne nous permettait pas de continuer la compétition.

cheval dressage concours

En 2012, ma maman s’est acheté le cheval de ses rêves : Larimar, qui avait alors 5 ans et ne savait rien faire. L’année d’après, elle a fait une chute entrainant une double fracture du bassin. J’ai donc récupéré son cheval, qui avait alors 6 ans, au travail le temps de sa convalescence… Et ne lui ai finalement jamais rendu ! C’était la première fois que je formais un jeune, nous avons commencé en club 3 en 2014, puis évolué jusqu’à l’amateur 3, et 2. Alors coachée par Ismail Jilaoui, cavalier qui a par la suite intégré l’équipe du Maroc en dressage, j’ai participé au Meeting des propriétaires en amateur 2 en 2015, qui s’est terminé par un podium avec une belle 3ème place. La joie a laissé place à beaucoup de tristesse puisqu’à l’issue du Meeting, je suis restée faire mes études près de Poitiers pendant que Larimar repartait chez mes parents. J’ai pu le ramener à mes côtés l’année suivante, même si je n’avais pas tellement le temps ni les moyens de le sortir en compétition.

En 2019 je suis venue m’installer près d’Orange, et coachée par Franck David j’ai repris les concours tout en préparant tranquillement le Saint Georges. Je l’ai déroulé pour la première fois en septembre, ce qui ne m'a pas empêché d'engager le championnat de France 1 mois après ! 2020 a été l’année où nous avons conforté nos progrès, et lors du championnat de cette année, nous terminons 8èmes et donc à la remise des prix.

2021 a été, comme pour tout le monde, plus compliquée avec les suspensions de concours à cause du covid, puis de la rhino. Cela m’a laissé le temps de réfléchir, et de commencer à penser à la relève de Larimar. Ayant toujours apprécié le caractère facile de mon cheval, j’ai été voir l’éleveuse du Haras Mansolein avec qui j’étais restée en contact. J’ai alors flashé sur Polaris, un neveu de Larimar, qui semblait posséder toutes les qualités d’un cheval de dressage, et surtout un tempérament calme et serein. A 8 mois, il m’a donc rejointe et je suis ravie de pouvoir m’engager dans le projet de le former de A à Z.

A la reprise des compétitions, j’ai entamé la transition entre amateur élite et pro 2, et j’ai fait quelques beaux concours comme le criterium de Chazey sur Ain et surtout Equita Lyon, où je termine 3ème de la pro 2 libre, parmi de sacrés concurrents ! Depuis septembre, je suis également suivie par Valentin Bligny chez qui je me suis installée. Pour la saison 2022, j’ai investi dans ma licence pro, et je vise le championnat pro 2 à Vierzon en juillet.

cheval dressage

Peux-tu nous parler de tes chevaux actuels ?

Larimar Mansolein est un NRPS qui prend 15 ans cette année, et qui est sous ma selle depuis 8 ans. C’est un cheval formateur car pour obtenir le meilleur de lui il faut apprendre à lui demander correctement. Il a un tempérament très cool, voire un peu paresseux. C’est une force tranquille ! Comme il a été castré tard, il arrive qu’il se transforme en petit dragon notamment au box lorsque ses voisins s’éloignent. Cependant, monté, il est d’une régularité incroyable.

Polaris Mansolein, KWPN, aura 2 ans au mois de mai. Pour le moment sa seule activité est de grandir au pré. Il semble avoir hérité des qualités de son oncle : Il n’est pas excité ni peureux, comprend et retient tout, il a un super mental… Et un trot à tomber par terre, ce qui ne gâche rien !

Quel est ton meilleur souvenir équestre ?

Avec Kenoch je garde un souvenir précieux de l’été 2018, lors duquel nous sommes partis en Camargue sur la plage avec mon papa. Kenoch a retrouvé la fougue de ses 5 ans ! C’est un souvenir qui m’émeut d’autant plus que Kenoch nous a quittés fin 2019.

Pour Larimar c’est la reprise libre à Equita : La musique le transcende, il avait une énergie folle et survolé la piste comme le tour d’honneur. Au-delà de la performance, c’est vraiment l’état d’esprit de cette journée que je retiens.

Qu’est-ce que le fait d’être ambassadrice va changer à ta saison ?

C’est super agréable de se sentir épaulée, surtout quand on est amateur et qu’on essaye de faire son chemin parmi les pros qui sont, eux, souvent soutenus par des sponsors en plus d’avoir des moyens différents des nôtres. En plus, ça permet d’être accompagné dans nos projets, comme c’est le cas pour moi avec le Sud Dress Team : J’ai formé avec des amis une équipe Cavalassur dans le Sud Dress Tour, nous portons donc tous les couleurs de l’entreprise.

Que serais tu…

Si tu étais un cheval Valegro, un cheval iconique.

Si tu étais un cavalier Charlotte Dujardin. Elle a une vraie éthique du cheval, c’est un courant d’air frais dans le milieu pas toujours tendre du dressage.

Si tu étais une qualité La ténacité. Quand j’ai un objectif, j’ai tendance à tout faire pour le réaliser. Même si je rate, au moins je n’ai pas de regrets.

Si tu étais un défaut Je dors beaucoup. En concours c’est parfois problématique pour moi d’être en pleine forme quand je n’ai pas mes 8h de sommeil !

Si tu étais un concours Le Meeting des propriétaires. C’est un concours qui n’existe plus et que je regrette beaucoup, c’était top de ne pas être cloisonné dans une seule discipline et de côtoyer toutes les autres.

Si tu étais un hobby la lecture, je lis tout le temps, je peux tenir une nuit blanche pour finir un livre !

Si tu étais un rêve Monter le grand prix. Il ne se réalisera probablement pas avec Larimar, mais qui sait, peut-être dans 10 ans avec Polaris ?

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Edité par Charlotte, le 2022-03-15

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