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Le cheval et la chaleur

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Le cheval et la chaleur

2017-06-20 | Infos vétérinaires, pathologies, traitements

L’été arrive, et déjà nos chevaux sont confrontés à des périodes de grande chaleur. Plus sensibles que nous aux températures élevées, il convient de prendre quelques précautions pour leur éviter l’inconfort ou même la souffrance que peut induire la forte chaleur.

Précautions générales

Le premier risque de la chaleur est la déshydratation : Pour vérifier l’état d’hydratation, pincez un pli de peau sur l’encolure et relâchez-le. La peau doit reprendre sa forme initiale immédiatement. Si le pli reste apparent au bout de 2 ou 3 secondes, c’est qu’il est déshydraté. La meilleure façon d’éviter ce souci est que le cheval continue à boire régulièrement. Il faudra donc mettre à sa disposition de l’eau propre et fraiche, en évitant qu’elle ne soit trop froide (maux de ventre) ou trop chaude (en stagnant, des micros algues peuvent s’y développer, et les chevaux refuseraient de la boire). Si votre cheval a du mal à boire lors de vos déplacements, en compétition par exemple, vous pouvez essayer de mettre un peu de jus ou de sirop de pomme dans son eau. S’il est gourmand, il boira plus volontiers.

Lorsqu’il transpire, le cheval a tendance à perdre des minéraux. Pour pallier à cette perte, il est possible de lui donner des électrolytes (sous forme de granulés ou liquide). Lorsque vous pouvez prévoir à l’avance, n’hésitez pas à lui en proposer pendant quelques jours avant l’échéance (par exemple avant un concours si la météo prévoit de la chaleur, ou encore une course d’endurance), et le jour même. Vous pouvez également donner du gros sel qui a également l’avantage d’accentuer la sensation de soif. Une pierre à sel permettra une régulation des apports en minéraux par le cheval lui-même.

Un mash a également des vertus hydratantes, puisque contrairement à des granulés il est mouillé et apportera donc par un moyen détourné de l’eau à votre équidé.

Au repos

Ca n’est pas parce qu’il ne travaille pas qu’un cheval ne peut pas souffrir de la chaleur. Même au box ou au pré, les conséquences peuvent être lourdes sur sa santé.

Si votre cheval partage sa journée entre le pré et le box, évitez de le sortir aux heures les plus chaudes et privilégiez le matin tôt ou la nuit pour ses sorties, en le gardant à l’ombre de son box l’après-midi. S’il vit au pré, un endroit ombragé (abri, arbres…) est indispensable. S’il est au box, faites en sorte que l’air circule bien, ouvrez les éventuelles aérations, et si cela est possible, ouvrez la porte en la remplaçant par une porte amovible en tissu ou une chaine. Attention cependant aux courants d’air, surtout lorsque le cheval est mouillé, qui peuvent faire plus de mal que de bien !

Vous pouvez le rafraichir avec un jet d’eau léger façon brumisateur s’il ne transpire pas, le doucher s’il transpire, ou encore une serviette humidifiée à l’eau fraiche sur l’encolure. Lorsque vous douchez entièrement votre cheval, pensez à être progressif : Commencez par les pieds et remontez, en arrosant d’abord les membres, puis le poitrail, l’encolure, les cuisses, pour terminer par le dos et les reins.

Lorsqu’il est au pré, si votre cheval est importuné par les insectes il va devoir bouger pour s’en débarrasser, et augmenter sa température corporelle. Protégez le (répulsif, masque…) au maximum.

Certains chevaux étant hypersensibles au soleil risque des problèmes de peau : à vous de les protéger également (crème spécifique sur les zones peu étendues, chemise ou masque anti-UV si besoin).

Si vous devez transporter un cheval, privilégiez un trajet de nuit ou au moins aux heures les moins chaudes de la journée.

Au travail

Dans un premier temps il faut savoir que la température corporelle d’un cheval peut monter très vite en cas de chaleur, et que les pertes de sueur s’élèvent à plusieurs litres par heure, voire plusieurs dizaines de litres aux allures vives ! Il est donc important d’adapter son activité en cas de températures élevées : Il est conseillé de privilégier les sorties le matin, le plus tôt possible, et de limiter la durée des séances.

Si vous partez en balade, préférez les itinéraires ombragés et prévoyez vos pauses sous des arbres. Si vous en avez l’occasion et que le cours d’eau permet de le faire en toute sécurité, vous pouvez laisser votre cheval se rafraichir en mettant les pieds (ou plus !) dans l’eau. Vous pouvez également lui asperger l’encolure et le poitrail avec de l’eau, que vous soyez à pied ou à cheval (grâce à une bouteille, dans ce dernier cas). Les insectes sont attirés par la sueur ; en arrosant votre cheval vous le rendrez moins attrayant pour ces petites bêtes.

Après une séance sous la chaleur, douchez entièrement votre cheval. Vous pouvez également placer une éponge mouillée entre sa nuque et sa têtière. Pensez à passer le couteau de chaleur (une fois chaude, l’eau aura tendance à réchauffer le cheval plutôt que le refroidir).

Les pathologies

La chaleur n’est pas sans conséquences si le cheval y est exposé trop longtemps. Il risque la déshydratation et des répercussions sur le système rénal et digestif. On assiste parfois à des impactions, c’est-à-dire à des bouchons provoqués par la sécheresse des crottins dans l’intestin.

L’une des pathologies les plus courantes est le coup de chaleur : le cheval est alors faible, léthargique, il a  du mal à bouger et respire vite.  Il a également de la température et manque d’appétit. Cela peut arriver au travail comme au repos, et nécessite de refroidir très progressivement le cheval,  si possible en le douchant d’abord à l’eau tiède et en abaissant la température petit à petit. Comme souvent en cas de problème, nous vous conseillons de demander conseil à votre vétérinaire.