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Ambassadeurs 2018: Anaïs

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Ambassadeurs 2018: Anaïs

2018-06-12 | Portraits cavalassur, partenaires, cavaliers

C'est notre voisine de l'année! Réprésentante des Hauts de France, Anaïs excelle en CSO cette saison, et c'est un plaisir de l'avoir dans notre équipe d'Ambassadeurs.

Anaïs, peux-tu te présenter brièvement ?

J’ai 21 ans et j’habite à Templemars, dans la région Lilloise. Je suis des études en BTS technico-commercial, mes examens approchent d’ailleurs à grands pas, et j’occuperai un poste de conseillère dans le rayon équitation d’un magasin à compter du mois d’août. Je pratique le CSO en compétition amateur depuis 2013.

Peux-tu nous rappeler ton parcours équestre ?

J’ai monté mon premier poney lors d’un séjour à Center Parcs quand j’avais 4 ans. La passion s’est déclarée, et malgré les réticences de mes parents qui manifestaient quelques craintes par rapport à l’équitation, j’ai commencé à monter à poney régulièrement à l’âge de 6 ans. J’ai commencé la compétition en 2010 à poney, puis suis passée à cheval en 2012 à mes 14 ans. A partir de là tout est allé plus vite : j’ai passé rapidement tous mes galops, et 6 mois après mes débuts en concours à cheval j’ai participé à mon premier championnat de France à Lamotte Beuvron. J’ai frôlé la victoire, mais une petite barre sur l’avant dernier obstacle m’a tout de même permis d’accéder à la 8ème place du championnat club 1 CSO.

N’ayant alors pas la possibilité d’être propriétaire, j’ai enchainé des locations de chevaux et évolué assez rapidement. Lorsque j’ai eu 15 ans, j’ai pris la décision de faire du cheval mon métier et ma maman m’a permis d’acquérir Hooligan. Partie de rien et avec très peu d’expérience, nous avons beaucoup progressé ensemble. J’ai eu l’opportunité d’aller travailler chez Bruno Broucqsault lorsque j’ai eu 17 ans, ce qui nous a permis de passer un cap et de terminer sur des 120/125 au bout d’un an. Hooligan reste un cheval très stressé par la foule et l’ambiance des gros concours, alors je ne lui ai jamais imposé de championnat ou d’échéance trop anxiogène pour lui.

Je me suis installée en tant qu’auto-entrepreneur en 2015, et Hooligan a fait une pause d’un an dans sa carrière pendant que je montais de nombreux chevaux, notamment en cycles libres, me permettant de me forger une expérience avec les jeunes. J’ai acheté High Limit en avril 2017. Elle avait 5 ans et nous sommes sorties 12 fois sans faute des 14 tours de la saison cycles libres, et championnes régionales ! A la finale de Fontainebleau, nous sommes 6èmes le 1er jour, et 26èmes au classement final avec une barre le 2ème jour. Depuis, nous avons attaqué les grand prix amateur 2 en fin 2017, puis amateur 1 en avril 2018, avec récemment notre première victoire sur 120.

Peux-tu nous parler de tes chevaux actuels ?

Hooligan est un hongre BWP de 11 ans. Sa principale qualité est sa force, combinée à son grand cœur elle en fait un cheval inarrêtable. Il est cependant très sensible, ayant été parfois malmené avant d’entrer dans ma vie. C’est un cheval de fille, très câlin et affectueux. Un guerrier à l’obstacle, qui a cependant besoin de beaucoup travailler la semaine pour être au point le week-end. Ses jolies allures en font un cheval plutôt destiné au dressage, je n’exclus d’ailleurs pas de le sortir dans cette discipline cet hiver.

High Limit est une jument NRPS (une race hollandaise) de 6 ans. Une vraie guerrière, faite pour le cso ! Je ne l’ai que depuis 1 an, durant lequel j’ai travaillé toute seule, sans coach, et elle démontre des qualités incroyables. Elle a beaucoup de sang, et besoin de sauter très régulièrement pour ne pas être débordée par l’énergie quand elle voit une barre ! C’est une vraie tête brûlée, pleine de volonté et douée pour son âge. Ce sera sûrement une jument de grand prix, montée par un cavalier professionnel je l’espère.

Quels sont tes objectifs pour la saison 2018 ?

J’ai dû modifier mes objectifs en cours d’année… En effet au départ j’avais dans l’idée de participer aux championnats de France amateur 2 avec High Limit, mais malheureusement (ou heureusement !), nous avons eu « trop » de classements en amateur 1 et je n’ai désormais plus le droit de participer à des épreuves amateur 2 jusqu’à mai 2019. Je suis qualifiée pour le championnat amateur 1, mais j’hésite beaucoup à y emmener ma jument de seulement 6 ans, sur des tours qui termineront à 1m25, avec si peu d’expérience sur ces hauteurs. Il me reste quelques concours de préparation qui me permettront de me décider, mais même si je décide de participer, l’objectif sera seulement de travailler, je ne veux pas prendre le risque de lui faire peur ou de la dégoûter.

J’aimerais également participer au Salon du Cheval de Paris en décembre, en indoor.

En ce qui concerne Hooligan, il est actuellement en location auprès d’autres cavalières car mes études rendent difficile la gestion de ces deux chevaux qui demandent chacun beaucoup d’énergie. Cependant, je participe à l’heure actuelle en individuel et par équipe (de 4 cavaliers) au IT Jump Tour, un circuit de 5 étapes dans le Nord Pas de Calais parrainé par Nicolas Delmotte, dans lequel je suis plutôt bien classée au provisoire avec High Limit en amateur 1. Il est question que je remplace un couple sur une étape du circuit amateur 2 avec Hooligan, ce sera l’occasion de le ressortir un peu. C’est un grand gabarit, qui n’a pas vraiment profité des pauses imposées par des petits soucis de santé, il faut lui consacrer beaucoup de temps pour être compétitif.

Quel est ton meilleur souvenir équestre ?

D’une manière générale le fait de professionnaliser ma pratique, plus particulièrement en travaillant chez Bruno Broucqsault, est probablement ma plus belle expérience. Il s’agit d’une écurie prestigieuse, Bruno est le seul français à avoir été champion du monde : J’ai énormément progressé à ses côtés, et appris beaucoup sur le travail et l’évolution des jeunes chevaux.

Qu’est-ce que le fait d’être ambassadrice change à ta saison ?

Cela m’apporte beaucoup de choses. Tout d’abord cela forge ma motivation : Après la blessure d’Hooligan, et avec High Limit qui venait de me rejoindre avec tous les risques que l’achat d’un jeune cheval peut comporter, j’ai eu un petit passage à vide. Le fait d’avoir été choisie comme Ambassadrice m’a boostée, et poussée à aller chercher toujours plus loin. Le niveau des autres Ambassadeurs est également source de motivation, cela donne envie de les suivre et de se fixer de nouveaux objectifs. Avec les jeunes chevaux on se satisfait d’un parcours sans faute, cette année en amateur j’ai à cœur de faire encore plus, et lorsque le dimanche soir les Ambassadeurs racontent leurs résultats du week-end, j’ai envie de pouvoir annoncer de beaux classements.

Porter les couleurs et les valeurs d’une assurance reconnue permet aussi d’être mise en lumière, ce qui n’est pas toujours facile dans ce sport où même avec des classements réguliers, la reconnaissance du milieu est difficile à acquérir. On se sent suivis, ce qui donne vraiment envie de bien faire.

As-tu un conseil, une astuce, un porte-bonheur à partager avec notre communauté ?

En ce qui me concerne, et même si parfois je me montre dure avec mon entourage, j’ai besoin de créer du lien avec mes chevaux, notamment en étant la seule à la préparer avant une épreuve. Pour des raisons techniques d’abord, car si j’ai un souci matériel, je ne peux m’en prendre qu’à moi. Mais aussi et surtout parce que j’ai besoin d’établir une connexion avec eux, ressentir leur état d’esprit pour être performante. Ils sont sensibles à ces échanges, et je ne manque jamais de les remercier après l’épreuve : Quel que soit le résultat, ils sont assez sympa pour jouer le jeu, et nous nous devons de leur être reconnaissants pour cela.

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